Esther
Reine de Perse
Le spectacle musical
Livret et lyrics de Jean-Henri Blumen
Musique de Marc Alberman
L’histoire d’Esther est racontée dans la Bible.
Assuérus, (Xerxes –486/–465), roi des Perses, répudie la reine Vaschti qui l’a offensé. Pour la remplacer, il épouse Esther, une orpheline israélite adoptée par son oncle Mardochée. Ce dernier découvre un complot dirigé contre le roi et le sauve. Le premier ministre Haman, avide de pouvoir veut supprimer le roi pour prendre sa place. De plus, jaloux de Mardochée qui ne s’est pas incliné devant lui, Haman décide d’anéantir tous les Israélites. Esther intervient, confond Haman, sauve son peuple et le royaume de Perse tout entier.
Fait majeur dans ce récit, Haman, un homme déjà haut placé, met en œuvre plusieurs projets meurtriers afin d’assouvir son ambition et son orgueil démesurés. C’est Esther, une jeune femme d’origine modeste, qui va, au péril de sa vie, réussir à déjouer la tragédie annoncée.
D’une action située en Perse vers 480 avant notre ère, nous en avons fait un récit poignant. L’ambition d’un homme, sa volonté d’anéantissement d’une minorité haïe, l’intervention courageuse d’une femme dans un contexte dominé par les hommes en font un spectacle ouvert à un large public.
Le Livre d’Esther a inspiré de nombreuses œuvres majeures comme Esther pièce en vers de Jean Racine.
Cette comédie musicale nous fait vivre avec intensité l’histoire d’Esther.
Jean-Henri Blumen et Marc Alberman
Le Livre d’Esther dans sa représentation, fresque de la synagogue de Doura Europos, Syrie, 245 après JC.
Notes complémentaires
Cette adaptation reste dans la lignée des autres versions toutes aussi fantaisistes du “Jeu d’Esther”, cette mascarade burlesque qui anime chaque année depuis le Moyen-Âge la fête juive de Pourim.
Le Livre d’Esther témoigne d’une importante présence juive dans l’Empire perse. Comme dans d’autres situations d’exil où se retrouvèrent les israélites, parfois un péril les menace. Il s’incarne ici dans le personnage d’Haman qui décide de les exterminer.
Par ailleurs, l’histoire d’Esther présente d’autres sources d’intérêts. Il s’agit de rappeler que les peuples de l’antiquité ont eu aussi des échanges fructueux. Après sa victoire sur Babylone, en 539 avant JC, Cyrus, le fondateur de l’Empire perse, autorise les Israélites en exil à regagner leur terre d’origine et à reconstruire leur Temple à Jérusalem, pendant que d’autres Israelites préfèrent rester en Perse, un État multi-ethnique tolérant qui leur garantit la sécurité. Enfin, il est bon de souligner qu’Esther, au même titre qu’Antigone ou Pénélope, est l’une des rares héroïne de l’antiquité. Une façon de rappeler la place des femmes dans l’histoire de l’humanité.
Les personnages :
Esther, jeune israélite orpheline, pupille de Mardochée
Assuérus, roi de Perse
Haman, le grand Vizir
Mardochée, tuteur d’Esther
Le Conseiller d’Assuérus
Deux princesses, filles du roi Assuérus
Tarabistrata, cousine d’Haman
Le peuple (l’ensemble de la troupe)
Jean-Henri Blumen
Livret et lyrics
Jean-Henri Blumen est le fils d’un violoniste venu de Roumanie qui devint chef d’orchestre dans les grands cabarets russes de Paris. Sa mère fut une des rares rescapées du camp de concentration d’Auschwitz. Après le lycée, il poursuit des études supérieures médicales tout en étant figurant à l’Opéra de Paris. Il rencontre à cette occasion le peintre Marc Chagall. Se constitue dans ces années une culture musicale classique très étendue.
En 1968, encore étudiant et à la fois musicien, il fonde l’Ensemble Kol Aviv, troupe de chants et danses qu’il dirigera durant quinze années. Outre les nombreuses tournées, la troupe Kol Aviv remporta avec Talila, Le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros. L’Ensemble musical fut programmée au Festival d’Avignon In, quant aux danseurs de la troupe Kol Aviv, ils firent une apparition remarquée au cinéma avec une danse extraite de leur répertoire, danse qui reste désormais celle des Aventures de Rabbi Jacob.
À partir de 1985, Jean-Henri Blumen suit une formation théâtrale auprès des professeurs de l’école Jacques Lecocq et des assistants de Peter Brook.
En 1989, il fonde la Compagnie Lézart, écrit et compose les années suivantes pour le spectacle vivant. Ses réussites les plus remarquées : en 2003, Le Rêveur (comédie musicale), en 2016, Mazel Tov, tout va mal ! (théâtre), à partir de 2023, Le Chant Profond Juif, 1e et 2e parties, (spectacles poétiques et musicaux), suivie en 2024 de VIVRE ! 7 octobre le temps d’après, dernièrement il vient de réaliser une toute nouvelle adaptation de la célèbre pièce Le Dibbouk représentée avec succès début 2026.
Marc Alberman
Musique
Né en 1978, Marc Alberman a étudié le piano ainsi que la musique de chambre et le chant choral. Il commence à écrire des œuvres pour le piano qu’il interprète en concert.
Membre de la Sacem, depuis 2004, il met en musique des poèmes et compose des chansons sur des paroles de Brice Homs, Boris Bergman, Jean-Marc Natel, Betty Reicher, Isabelle George… Encouragé par Michel Legrand, il écrit la musique de plusieurs comédies musicales, notamment : Simone, gosse de Pigalle (sélection du Festival des Musicals, Vingtième Théâtre et Café de la Gare, Paris, 2007-2009), Flappers (sélection du Festival des Musicals, Vingtième Théâtre, Paris, 2008), Petit Point (Centre de Danse du Marais, Paris, 2009-2010), La Chute d’Haman (Paris, Versailles, Metz, New-York, 2015-2017), Les Fables de la Fontaine (sélection de l’Appel national à projets pour célébrer les 400 ans de la naissance de Jean de la Fontaine, 2021), Bûchette et l’arbre magique (Bougainvillier Édition, 2024).
Extraits musicaux
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